Le golf renouvelle ses engagements environnementaux

31 mars 2013 à 17h34 par Denis Cheminade
« J’ai voulu savoir pourquoi le golf était si souvent mis en cause pour son impact environnemental et si cette réputation était méritée. C’est pourquoi j’ai souhaité qu’on engage des études sur ces questions et que nous avons conclu en 2006 une convention avec le ministère de l’écologie« . C’est ainsi que le président la FF Golf a introduit le 25 Mars 2013 la présentation du bilan de la mise en œuvre de cette convention.

Charte "Golf et Environnement" - Discours du... par ministeredessports

Le golf sport écologique


S’il ne l’était pas, il le devient avec l’engagement de toutes les parties prenantes. Consommations d’eau, utilisation des produits phytosanitaires, des progrès considérables ont été réalisés et surtout on dispose de chiffres fiables.

Un golf consomme en moyenne 70 000 m2 d’eau chaque année soit la consommation d’une ville de 350 habitants. Beaucoup ? c’est la consommation de 10 hectares de maïs. Et encore 90 % de cette eau de vient pas des réseaux, elle est issue du captage des ruissellements ou de l’utilisation des eaux des stations d’épuration.
On arrose quoi ? le golf auto limite en période sèche l’arrosage aux parties les plus exposées, les greens. Sur un golf de plus de 40 hectare, les greens c’est 2 hectares, 4 terrains de sport engazonnés.


Les golfs réserves de biodiversité


Dans le cadre de l’organisation de la Rider Cup au golf national à St Quentin en Yvelines, la FF Golf a souhaité faire de cette organisation une manifestation exemplaire. Elle a fait appel au Muséum d’histoire naturelle pour réaliser un audit de la biodiversité présente sur le golf. La conclusion de l’audit a surpris : les 180 hectares du golf ont sauvé la biodiversité du plateau de Saclay. Une conclusion qu’il faudrait généraliser à de nombreux golfs présents sur le territoire ? Il faudra le vérifier.

On ne change pas une équipe qui gagne


C’est ce qui a conduit l’ensemble des parties prenantes à reconduire l’action dans le cadre d’une nouvelle charte, cette fois bien plus ambitieuse. Aux actions d’économie d’eau, de préservation de la bio diversité s’ajoute les questions épidémiologiques, les conseils aux concepteurs de golfs, la formation des professionnels et l’information en direction des publics.

Il faut aussi que les golfeurs, et ce ne sont pas les champions qui sont les plus exigeants, « acceptent que l’herbe ne soit pas toujours vert » conclue aussi le président, imaginant sans doute que cela ne sera pas le plus facile.

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