Sport, santé et RSE des organisations sportives

05 nov 2012 à 08h06 par Denis Cheminade
L'arrivée à la tête du ministère des sports d'une médecin du sport, Valérie Fourneyron  donne-t-elle le signal du départ de nouvelles relations entre le sport et la santé ? Oui si l'on en croit l'actualité marquée par une avalanche de rapports et l'annonce de mesures gouvernementales. Une orientation qui fait plus que réaffirmer les relations traditionnelles entre sport et santé et s'inscrit d'avantage dans la responsabilité sociétale du sport (RSE)

 

 

 

2 rapports, un guide, une communication en conseil des ministres

sont venus rrécemment mettre l'éclairage sur les questions de sport et de santé.

Le dimension sociale du sport revendiqué par le monde de l'entreprise et la santé


Oubliés les reproches aux " entorses du lundi matin" (les entorses du sport) qui venaient désorganiser l'entreprise ? Evacuée l'actualité sport santé dominée par l'affaire Amstrong et les questions du dopage : "le sport contre la santé" ? Cette actualité vient en contre point mettre l'accent sur l'utilité sociale du sport en matière de santé et de bien-être de la population, au travail comme dans la vie ordinaire. Ce qui est nouveau c'est que cette demande ne vient pas du monde sportif mais de l'environnement social du sport : de l'entreprise, du monde de la santé ou encore d'une instance interministérielle

Cela traduit aussi d'un rapprochement : le terme "sport" est confondu avec "activité physique". Cela annonce des évolutions : il ne suffira pas de faire du sport pour atteindre des objectifs de santé et il y a encore beaucoup de chemin à faire avant qu'une activité sportive puisse être pratiquée sur ordonnance dans un club sportif. Il n'empêche, c'est la bonne direction.

Cela doit aussi inciter le mouvement sportif à continuer à renouveller son approche du sport. L'équation secteur compétition/secteur loisir est trop simpliste pour rendre compte de l'évolution des besoins et de la place du sport dans la société. La réponse est dans la formalisation de la "responsabilité sociale" du sport et dans la mise en place de structures et de services qui permettent d'assumer celle-ci et de répondre aux besoins de la population, des entreprises, des pouvoirs publics.


Une politique publique "Sport-Santé-Bien-être", un allègement des contraintes administratives (certificat médical), des actions pilotes


La communication du conseil des ministres(extraits)

 "... En association avec les collectivités locales et le secteur associatif, une politique publique « Sport – Santé – Bien-être », promouvant les activités physiques et sportives pour tous et à tous les âges de la vie, va donc être mise en œuvre. Elle aura pour ambition d’accroître le recours aux thérapeutiques non médicamenteuses et de développer la recommandation des activités physiques et sportives par les médecins et les autres professionnels de santé.
Cette politique comportera :

  • l’encouragement à la pratique sportive à l’école et à l’université ;
  • le renforcement de l’offre de pratiques de loisir, y compris pour les personnes en situation de handicap ;
  • l’information et l’incitation à la pratique des publics les plus défavorisés, au sein des établissements médico-sociaux, auprès des personnes en recherche d’emploi et des jeunes en contact avec les missions locales ;
  • le développement de la pratique d’activités physiques et sportives au sein des entreprises, par la mobilisation des contrats collectifs d'assurance complémentaire ;
  • la facilitation de l’accès de tous les publics aux installations sportives ;
  • la promotion de la mobilité active (modes doux, marche à pied, cycles, nouveaux usages de l’espace public…), à travers les plans de déplacement urbain, et le développement des dessertes des équipements sportifs (stades, gymnases…) par tous les modes de transport.

Les règles pour pratiquer les activités physiques et sportives en toute sécurité seront diffusées en parallèle de ces actions.

La politique publique « Sport-Santé-Bien-être » encouragera également la pratique des publics dits « à besoins particuliers » (sédentaires, seniors, patients atteints de maladies chroniques…), à travers le développement de réseaux régionaux sport et santé, la création d’un pôle ressource sport et santé au sein du ministère chargé des sports, et l’encouragement à l’intégration de la pratique physique dans les projets régionaux de santé et les contrats locaux de santé.

Seront mises à l’étude la possibilité de limiter le recours au certificat médical annuel, notamment pour les pratiques scolaires et de loisirs, et l’amélioration de la formation des intervenants du secteur sanitaire et du secteur sportif.

Enfin, le ministère en charge des sports et celui en charge de la santé lanceront un appel à projets territoriaux visant à valoriser les initiatives locales et à diffuser les bonnes pratiques."

 


 

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