Organisation territoriale du sport associatif : Bouger !

03 juil 2012 à 12h14 par Denis Cheminade
L'organisation sportive est toujours calquée sur une organisation territoriale qui date (pour l'essentiel) de la Révolution Française : la commune, le département, la Région, le National. Pourtant les signes d'une réorganisation territoriale sont là. Les 170 000 associations qui font la force du mouvement sportif ne sont pas préparées aux évolutions qui vont intervenir.

L'interciommunalité, le niveau oublié de l'organisation sportive

L'intercommunalité prend de plus en plus de place dans la vie sportive et pourtant les associations sportives qui s'affichent "inrtercommunales" sont encore rares. Souvent c'est le haut-niveau qui s'affranchit le mieux des limites territoriales, mais c'est pour dévorer les platesbandes des "clubs de base" en captant attention des élus et subventions.

Pourtant le mouvement semble inéluctable. Il pourrait bien être accéléré par la situation du budget de l'Etat. Pourquoi encore garder des services extérieurs que l'affaiblissement des moyens rend inéfficaces quand les collectivités se sont dotées de services des sports et de politiques sportives ? Comment ces collectivités s'accomoderont-elles d'une multitude de petites associations sans moyens réels, imprévisibles (élections) ? Elles préfèreront traiter avec des organismes à qui elles puissent déléguer des pans entiers de leurs politiques, animées par des professionnels, regroupant des centaines de membres là où les clubs atteignent rarement ces chiffres.


Des territoires aux politiques mieux intégrées qui impacteront les associations sportives

 Dans un discours prononcé aux 8èmesassises des SCOT de Nante, Cécile DUFLOT ministre de l'égalité des territoires et du logement confirme cette tendance en annonçant une plus grande intégration des différents documents d'urbanisme, le renforcement et la hiérachisation de ces plans aux différents niveaux

Le discours de La ministre (Cécile DUFLOT) aux 8èmesassises des SCOT de Nantes

S'il n'y a pas de meilleur ennemi à l'intercommunalité que les Maires, on peut en dire autant des présidents d'asssociations. Chaque président de club acceptera difficilement de se voir supplanté dans une organisation qui ne correspond plus à son projet initial.


Pourtant cela paraît inéluctable. L'avenir sera sans doute à ceux qui sauront anticiper les évolutions. Ce devrait être aux CNOSF et aux fédérations d'y préparer leurs composantes. Cela demande d'être capable de passer au-dessus des particularisme fédéraux et pour le CNOSF de se poser en véritable gouvernement du sport associatif.

SCOT- PLU : en savoir plus :

(d'après le site de l'école des ponts)

La loi "solidarité et renouvellement urbains" (SRU) du 13 décembre 2000 (loi n°2000-1208) introduit deux procédures de planification ayant vocation à favoriser la maîtrise de la péri-urbanisation et le renouvellement urbain :

* Le schéma de cohérence territoriale ou SCOT, vise à coordonner les politiques menées en matière d’urbanisme, d’habitat, de développement économique, d’implantations commerciales et de déplacements. Il est établi à l’échelle d’une aire urbaine (une agglomération et son aire d’attraction), mais les territoires ruraux peuvent aussi s’en doter pour mieux maîtriser leur développement.

* Le plan local d’urbanisme ou PLU, complète le SCOT à l’échelle du territoire d’une commune ou d’une intercommunalité.

Les deux procédures sont de puissants outils potentiels pour une politique territoriale de développement durable, et doivent à ce titre être en phase avec le projet de territoire que se donne une commune, une intercommunalité, un pays. Sur tous les thèmes liés à l’aménagement, une démarche d’Agenda 21 local doit donc s’articuler avec le SCOT et le(s) PLU concernés au niveau des orientations retenues, du calendrier d’élaboration comme de la succession des phases de concertation.

 

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