RIO + 20 : devant l'incapacité des Etats à agir mobilisation de la société civile

28 juin 2012 à 17h49 par Denis Cheminade
Plus décevant que décevant ! C'est la première réaction qui vient à la lecture de la déclaration finale et du document adopté à RIO + 20.
Rio + 20 On sait bien qu'avec la crise, l'enthousiasme pour les questions de solidarité et de développement durable ne sont pas sur le devant de la scène. Mais il est bien difficile de se rejouir à la lecture du document adopté à la fin de la conférence.

Télécharger le fichier (RIO + 20 déclaration commune )

Le document énonce un ensemble de généralités en prennant bien soin de ne fâcher personne ce qui l'amène à souhaiter tout et son contraire, à faire des cas particuliers : le dévelopment des pays les moins avancés par exemple. Aucun engagement pris, pas l'amorce d'une institution internationale qui pourrait porter ces préoccupations. Quand une question fâche, elle n'est pas évoquée : le droit des femmes à la procréation volontaire par exemple.

Seule perspective, le souhait de faire évoluer les objectifs du millénaire vers des objectifs de développement durable.

Ne soyons pas totalement négatif. Au moins ce qui est écrit traduit un consensus des Etats. Si le temps n'est pas encore d'agir, au moins on peut en parler. 

Dans le même temps et dans l'esprit d'une gouvernance qui associe les parties prenantes et particulièrement la société civile, autour de l'évènement se produisent de plus en plus d'initiatives que ces rencontres mondiales aident à prendre corps. 

Si les Etats sont paralysés, pourquoi cette société civile ne prendrait-elle pas des initiatives ? Ce devrait être là le principal résultata de cette conférence.

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