Eau, Air le printemps 2012 rappelle que le sport dépend aussi de son environnement naturel

28 mars 2012 à 07h52 par Denis Cheminade
Manque d'eau, qualité de l'air médiocre en Ile de France. L'environnement se rappelle au bon souvenir des sportifs
La France manque déjà d'eau en ce début de printemps nous rappelle la presse et le site GoodPlanet. Deux départements d'Ile de France imposent déjà des restrictions restrictions en matière d'usage de l'eau.

L'eau est nécessaire à la pratique sportive. Elle sert à faire pousser la végétation des installations (pelouses des terrains de sport, golfs...), elle accompagne les activités (nettoyage des engins de sport (vélos du triathlon, chaussures de foot...), elle accueille les activités nautiques sensibles au niveau des cours d'eau et la qualité de l'eau (le manque d'eau et chaleur altèrent la qualité des eaux). Moins d'eau disponible, des eaux plus sensibles à l'accumulation des pollutions qui peuvent entrainer des difficultés à la navigation : algues freinant les engins, ou des interdictions : pollutions, maladies les activités sportives dépendent de l'eau.

Le seuil d'alerte pour la qualité de l'air a été atteint en Ile de France et la préfecture a mis en place puis prolongé des mesures de réduction des vitesses maximales des véhicules. Si des mesures supplémentaires étaient envisagées, le sport pourrait être touché par des mesures de réduction des activités se pratiquant en extérieur. Dans l'immédiat ce sont les transports qui sont rendus plus difficiles.

Si en matière de précipitations nous ne pouvons qu'espérer qu'un printemps pluvieux vienne comme en 2011 rééquilibrer le bilan hydrique et pratiquer les restrictions d'eau, en matière de qualité d'air on connait les solutions. On sait que l'arrêt d'activités émettant des particules, la limitation de l'usage des engins à moteur donnent des effets immédiats. Le sport le sait. A  Pékin pour les jeux de 2008, l'arrêt des activités industrielles, la limitation de la circulation a permi de retrouver le soleil alors qu'habituellement le sommet des immeubles était dans la brume. A la Réunion, au Tampon, lors d'une journée sans circulation organisée parallèlement à l'organisation d'un marathon, la qualité de l'air a été immédiatement améliorée pendant la période de restriction.

Air, eau, l'environnement se rappelle à notre bon souvenir. Ce qu'il faut sans doute retenir de ces épisodes c'est qu'il ne suffit plus de parler de prévention et de travail pour les générations futures. C'est maintenant et déjà que nous risquons d'avoir des problèmes. Donc agissons. La menace n'est plus seulement théorique et pour d'autres, elle nous concerne directement.





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