Qualité de l'air dans les installations sportives : vers un contrôle renforcé et obligatoire ?

09 janv 2012 à 08h02 par Denis Cheminade
A partir de 2015 les crèches, jardin d'enfant et écoles maternelles devront surveiller la qualité de leur air intérieur. En 2018 ce sera le tour des écoles élémentaires puis en 2020 des centres de loisirs et des établissements du second degré. Enfin à parti de 2023 ce seront d'autres établissements recevant des publics sensibles. Et les équipements sportifs ?
La qualité de l'air est une question que le sport connaît déjà :
  • qualité de l'air des piscines et maladies professionnelles des personnels,
  • qualité de l'air des enceintes fermées recevant des spectacles sportifs motorisés
  • ou qualité de l'air extérieur (le préfet peut restreindre les activités sportives en cas de pollutions atmosphériques)
  • ...

Outre le fait que les établissements concernés par la nouvelle réglementation peuvent disposer d'équipements sportifs associés (gymnases et piscines) qui devront répondre aux nouvelles obligations, il est fort probable (principe de précaution) que cette disposition se généralise à tous les établissements recevant les publics de ces établissements, puis au-delà à l'ensemble des installations sportives.

Dans le sport, le mouvement est déjà en marche comme en témoignent les nouveaux référentiels HQE, (gymnases et celui à venir des piscines) qui prennent en compte le critère de qualité de l'air, qu'il s'agisse de l'air intérieur ou de l'air rejeté par l'installation dans le milieu extérieur.

Une démarche contre laquelle personne ne pourra s'opposer, encore moins les sportifs qui cultivent la relation sport-santé mais qui fera peser une nouvelle obligation sur les propriétaires et gestionnaires d'installations sportives.

Un décret du 5 Janvier détermine les conditions et les modalités de cette surveillance, voir l'article du Moniteur à ce sujet.


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