Stade olympique JO Londres 2012 - Dow Chemical un partenariat contesté

25 août 2011 à 16h46 par Denis Cheminade
Les organisateurs de Londres 2012 viennent de signer un partenarait avec le DownChemical pour la fourniture du parement extérieur du stade olympique. Un partenariat contesté en Inde.
Partenaire mondial du CIO, Dow Chemical vient de s'engager à fournir aux organisateurs des Jeux de Londres des panneaux décoratifs qui serviront à animer visuellement la paroi extérieure du stade olympique pour en faire une installation emblématique des Jeux. Ces panneaux seront réalisés dans des matériaux compatibles avec les orientations durables des jeux et l'entreprise s'est engagée à leur trouver une réutilisation ultérieure après les jeux.
(L'article de Olympic.org)


Leader mondial de l'industrie chimique Dow Chemical est par ailleurs propriétaire de l'usine chimique de Bohpal, tristement connue pour être le lieu en 1884 de la plus grandes catatrophe écologique mondiale dans laquelle 3 500 indiens (selon les chiffres officiels) ont péri.  Selon de nombreuses sources ce seraient en fait près de 20 000 personnes qui auraient réellement été victimes alors que chaque année de nombreux enfants malformés naissent, victimes à distance de la catastrophe, et que la pollution n'est pas éradiquée. Des procédures judiciaires sont toujours en cours.

Dow Chemical n'était pas propriétaire de l'usine à l'époque, rachetée à Union Carbide suite à la catastrophe, et se défend de toute responsabilité soulignant que Union Carbide a versé à l'époque 350 millions d'€ en compensation des dommages subis. Toutefois cette signature soulève beaucoup de contestations en Inde. Des personnalités indiennes proposant même que leur pays boycotte les Jeux de Londres suite à cet accord (le monde des 14 et 15 Aout 2011).

Cette situation illustre bien la difficulté dans laquelle se trouve tout responsable sportif. D'un côté le souhait sincère de développer des politiques et des actions durables (voir la stratégie DD des jeux de Londres 2012).
De l'autre les réalités techniques (il n'est pas possible d'éradiquer totalement certains matériaux) et économiques.

On ne peut s'empêcher de penser que sur la voie du progrès certaines étapes sont douloureuses et qu'il existe des compromis dont on ne sort pas grandit.

Envie de réagir, laissez nous un commentaire

facultatif
facultatif
 
Anti-spam :
En quelle année était-on en juin 2003 ?